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Viticulture de vendée

lundi 9 octobre 2006, par A-C Chauveau



Qui Mieux que Jean Huguet sait nous parler des vins de Vendée ?
Nous ferons donc référence à l’une de ses œuvres « Vignes et Vignerons de Vendée » éditions de l’étrave pour évoquer la viticulture vendéenne.

« La Vendée est terre de contraste. La croire issue d’un seul âge, ou figer son peuple dans le pittoresque typique d’une seule tradition, serait une même erreur que l’on évitera de commettre. L’aire du département de Vendée, les sols de ses « fiefs » vinicoles, déploient sans superbe mais non sans fierté, du nord-est au sud-ouest, du haut bocage au rivage atlantique, les quatre âges de la terre. »

« La première trace d’une activité vinicole apparaît, au seuil du moyen Orient… »
« Rome assurant son empire, recueillit l’héritage de l’Orient. »
« Il faudra attendre les siècles monastiques pour qu’une volonté se manifeste d’étendre la vigne, de cultiver le charisme religieux du vin, de développer son pouvoir économique. Ce fut la civilisation du « fief » et la Vendée eu raison de choisir cette appellation qui la classe immédiatement dans l’histoire. »

« Quel dommage que les vignerons de Rosnay en Mareuil, les derniers peut-être avec quelques Brémois ou Talmondais à se piquer de « bia parlange » poitevin, n’aient plus la curiosité ou le temps de lire dans le texte les horrifiques aventures de Gargantua et de son rejeton Pantagruel. Ils seraient, eux, de plain pied avec la réalité ayant inspiré à Rabelais cet humanisme simple et libre, « la substantifique moëlle », arrosée de « pinot » cher à Mgr de Richelieu qui n’en tira pas, hélas, le même enseignement. »
Après le Phylloxéra qui détruisit le vignoble vendéen de 1875 à 1897, « Les vignerons modestes, pressés de retrouver leur production familiale, se jettent sur les hybrides d’Outre-Atlantique avec une hâte motivée à la fois par les circonstances et par une propagande effrénée organisée en faveur des plants magiques, immunisés contre tout…
Comment aurait-on pu résister aux noah, othello, jacquez, clinton, taylor… ?
La mode dura une dizaine d’années, le temps qu’il fallut aux ampélographes pour expérimenter les hybrides qui allaient concurrencer, sous leurs propres noms –seibel, oberlin, seyve, baco, ravaz, léon millot…-, les « envahisseurs » américains.
Ces plants français constituaient un indéniable progrès ; ils n’effaçaient pas pour autant les rangées suspectes de noah et d’othello, objets dès le 24 décembre 1934 d’un arrêté d’interdiction dont nul ne peut être aujourd’hui assuré, en Vendée, de sa pleine exécution. »

« Anciens Fiefs du Cardinal » en 1953, leurs vignobles seront identifiés Fiefs vendéens en 1965. Dans le cadre des A.O.S., Appellation d’Origine Simple, ils sont classés Vins de Pays en 1974 ; les aires initiales de production (Brem, Mareuil, Pissotte et Vix) s’adjoignent Chantonnay en 1981.
Et en 1984, après enquête sur le terrain conclue par une délimitation parcellaire, les Fiefs vendéens accèdent à l’Appellation d’Origne Vins Délimités de Qualité Supérieure (V.D.Q.S.), officialisée par l’Arrêté du 27 octobre 1984… »


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